Entrevue avec Les Grandes Gueules : La réalité vs l’animation!

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José Gaudet et Mario Tessier, alias Les Grandes Gueules, et leur compatriote Richard Turcotte se glissent à nouveau dans la peau de la version animée de leur petite personne dès le 4 septembre prochain, à 22 h 30. Découvre où se sépare exactement la réalité de l’animation, lorsqu’il est question de l’émission Les Grandes Gueules s’animent!

Les gars, qu’est-ce qui vous manque le plus quand vous vous voyez moins souvent?

Mario Tessier : On a une espèce de chimie instantanée, de magie…

José Gaudet : Je pense que c’est juste le fun. On est des gars âgés dans la fin quarantaine – Richard a pas loin de 50 ans…

Richard Turcotte : Ta yeule! 46 ce n’est pas fin quarantaine!

J : Ben… Prends ça comme tu veux, mais tu es dans ta 47e année de vie.

R : Non, je ne l’ai pas fait encore.

J : Quand t’as 46 ans, tu es dans ta 47e année. Ce que je veux dire, c’est qu’on n’est plus des jeunes ados, mais quand on revient ensemble, on devient des adolescents un peu attardés et c’est ce qui nous plaît aux trois! Ça fait un peu cliché, mais si ça fait longtemps que je n’ai pas vu ni Mario ni Richard, on a ce genre de relation que ce n’est jamais à recommencer. Ça continue où c’était la dernière fois et c’est très agréable pour nous.

 

Est-ce qu’on s’habitue à se voir en dessin animé?

J : Ça l’air fou, mais je pense que j’ai plus de misère à me voir « en vrai » qu’en dessin animé! On paraît plus jeune en dessin animé, alors j’aime mieux ça. Je n’ai pas de bedaine vu de profil, je n’ai pas ma petite rondelle à l’arrière, ça fait moins gars qui vieillit avec les rides. Donc, sincèrement, je préfère de loin me voir en dessin animé!

M : Moi aussi, j’aime mieux ça, je trouve ça le fun.

R : Même si t’es roux en dessin animé?

M : Oui, même si je suis roux! En réalité, je commence à avoir les cheveux plus noirs vers le gris, tranquillement pas vite… Mais, moins que José, évidemment! C’est vraiment agréable de se voir en dessin animé avec toutes ces histoires, car il n’y a pas de limite : il peut t’arriver n’importe quoi.

R : Ce que j’aime vraiment, en dessin animé, c’est tout ce qu’il y a, la relation entre les trois, les mouvements, etc. C’est-à-dire qu’on fait les voix, mais quand on voit ce qu’ils ont dessiné et qui n’était pas écrit – par exemple mon personnage peut parler à Mario et la seconde d’après il lui donne une claque derrière la tête – ça me fait beaucoup rire.

 

Avez-vous un petit côté quétaine que vous assumez et qu’on pourrait voir se refléter dans vos personnages, un jour?

M : Ils sont pas mal tous dans l’émission. Les scripteurs et les auteurs ont pris tous nos petits travers.

J : Ils travaillent déjà avec la banque des défauts de Mario, de Richard et de José, alors c’est exploité tout le temps. Dans chaque épisode, on va axer ça sur les défauts ou les traits de caractère d’un des trois. Richard c’est le bon gars très romantique, Mario c’est…

R : le gars intense, des fois trop intense. José est hypocondriaque et il tripe vraiment trop sur les autos. 

M : Les côtés qu’on voit partent d’une certaine réalité et ils s’amplifient en petits bonhommes. Même si tu pars de quelque chose qui est vrai, aussitôt que tu le mets en animation, ça devient dix fois plus gros.

 

Petite mise en situation : vos trois personnages animés vont dans un bar, dans la vraie vie. Lequel se fait cruiser le plus?

M : En dessin animé,  je dirais Richard.

J : Non, José!

M : En fait, Richard est comme dans la vraie vie : romantique, prêt à écouter ce que les filles ont à dire…

J : Ouin, mais José a l’air plus cochon!

R : D’après moi, je deviendrais plus le meilleur ami des filles et les deux autres gars coucheraient avec… comme dans la vraie vie!

 

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